Schelling

Schelling Nachlass-Edition


A

Monsieur Cousin, membre

de l’Institut, conseiller d’Etat p.

à

Paris

Je ne manquerai pas, mon cher ami, de mettre sous les yeux de l’Académie les deux pièces, que vous lui avèz destinées et dont elle saura apprecier l’intérêt. Je saisis cette occasion pour vous adresser mes félicitations sur votre reception à l’Académie française. Celle des Inscriptions ne tardera pas à suivre cet exemple.

L’Académie de Munich n’est pas en défaut avec vous, elle vous avait nommé à la presqu’ unanimité des voix son membre étranger dans la Classe de philosophie et de litterature ancienne. Mais la publication ne pouvait avoir lieu sans la sanction royale. Il semble, que S˖[a] M˖[ajesté] a été frappée non de la qualité mais du nombre des élus, car elle n’en a confirmé que trois. L’Académie ne croyant pouvoir acquiescer à cette décision a fait des remontrances; mais jusqu’ici elles sont demeurées sans résultats. A mon retour en ville (car c’est de la campagne que je vous écris ceci) je verrai ce qu’il y aura à faire; car il faut que cela finisse d’une manière ou de l’autre.

Agreèz l’assurance de mon estime et de ma sincère amitié.

Schelling.