Munich .
Un voyage, que j’ai fait a Venise, et qui m’a tenu absent de Munich pendant le mois de , et une partie de l’, a retardé ma réponse a votre lettre du . Je Vous remercie infiniment tant de la part de notre Académie et de notre Ministre de l’Intérieur, que de la mienne des exemplaires de la 2de partie de votre Rapport, que vous avèz bien voulu nous faire parvenir. Mais vous me permettrèz en même tems de vous observer, que cet ouvrage est trop précieux, pour que vous en privièz Mr. Thiersch, à qui vous avèz envoyé le prémier volume, et qui depuis quelque tems est de retour de son voyage en Grèce. – Agreèz, je vous prie, mon cher ami, mes felicitations bien sincères de votre avènement à la Pairie de France et votre élection à la nouvelle classe de l’Institut. Croyèz que je prends la plus vive part à ce double hommage rendu a votre merite par votre gouvernement et vos collegues.
Quant aux elections de notre Académie, dont j’ai eu l’honneur de vous parler il y a dejà plus d’un an, elles ont été contrariées jusqu’ici, mais il me semble, que la glace va enfin se rompre et que nous pourrons proclamer plusieurs noms distingués, pour lesquels, à notre grand regrêt, nous avons été devancés par l’Académie de Berlin.
Il nous arrivent ici de tems en tems des étudians français, mais ils sont pour la plupart de l’école de Mr. Lammenais, je desirerais bien en voir aussi d’une autre trempe.
Je vous reitère les assurances de ma parfaite amitié.
Schelling.