À Monsieur,
Monsieur de Schelling,
Conseiller Privé, Président de
l’Académie royale, etc. etc. etc.
à Munich.
Paris, le .
Monsieur
J’ose croire que vous me pardonneres la liberté que je prends, de recommander à Votre bienveillance particulière l’hommage que je fais par vos mains à l’Académie royale d’un exemplaire des 3e et 4e livraisons de mon recueil des Monumens inédits. C’est sur ma demande que notre Gouvernement a bien voulu comprendre cette illustre compagnie dans le nombre des sociétés savantes étrangères aux quelles il destinait cet ouvrage; et j’ai regardé comme l’une des récompenses les plus flatteuses de mon travail, l’avantage de donner ainsi à l’une des réunions de savants qui honorent le plus l’Allemagne, une preuve de mon profond respect.
Peut-être trouveres-vous, Monsieur, que cette récompense suffirait à mon ambition. Toutefois, il est encore un autre honneur, dont j’oserais un peu me croire tout à fait indigne, ne fut-ce que par mon zèlle à servir, au prix de tous mes instants, de toutes mes facultés, les intérets d’une science à la quelle j’ai voué ma vie entière. Cet honneur, que j’ose solliciter d’abord auprès de Vous, Monsieur,
Quelque soit, au reste, le succès de la demande que j’ai l’honneur de Vous adresser, Monsieur, ce sera toujours pour moi un insigne avantage, d’avoir pu vous donner, à Vous, Monsieur, qui ètes placé si haut dans l’estime de l’europe savante, et à l’Académie toute entière, un témoignage de mon profond respect, et d’avoir appelé sur l’ouvrage et sur l’auteur recommandés à votre bienveillance, une marque, quelqu’elle soit, de son intérêt et du Vôtre.
Agrées, Monsieur, l’hommage des sentim
Raoul-Rochette
Membre de l’Institut de France,
Conservateur-Administrateur du
Cabinet des Antiques, Professeur
d’Archéologie, etc. etc.